
Rio de Janeiro, la Cidade Maravilhosa.
C’est dans cet écrin incroyable, où la ville semble slalomer entre les collines, que commence notre découverte du Brésil. Le vol de nuit nous offre un spectacle magique : la ville qui s’éveille lentement * oui, non à 5h du mat, des gens qui courent sur la plage c'est pas ce que j'appelle lentement*, baignée de lumière *ça reste 5h du mat*. Copacabana et Ipanema s’étendent à perte de vue, au pied des pains de sucre et du Corcovado.
Les Cariocas nous séduisent d’emblée avec leurs sourires contagieux, leur gentillesse désarmante et leur plastique de rêve (car oui à 7h du matin les Apollons brasileños arpentent déjà Copacabana.).

Très vite, un autre détail frappe *ben moi j'étais déjà pas mal frappé par les détails des bombasses* : ici, on se sent immédiatement le bienvenu.
En tant que personnes LGBT, nous avons l’impression de respirer librement*et 15 min de connection Internet permettent clairement de voir que l'air devient irrespirable dans l'ancien monde occidental. Perso, voilà une des raisons qui me donne envie de prendre de la distance avec les réseaux et leur hurleurs de malheur*. Alors qu’en Europe, un vent conservateur inquiétant semble souffler, à Rio, chacun vit comme il l’entend, sans jugement, sans regards appuyés. Les drapeaux Gay, Bi, Trans flottent autour et les plages respirent l’éclectisme. La liberté est partout.
Autre preuve de cette incroyable tolérance : si la ville est peuplée de beautés à couper le souffle (littéralement), ceux qui n’entrent pas dans les canons habituels affichent, eux aussi, sans complexe, leur style, leur corps, leur personnalité. Personne ne juge, personne ne se cache.
La bienveillance va jusqu’à l’essentiel : ici, le système de santé public est entièrement gratuit pour tous, même aux pieds des favélas. Bref, Rio nous apparaît comme à des années-lumière d’une Europe de plus en plus aigrie et refermée sur elle-même. *il y a une heure, Anthony m'apprenait que Cyril Hanouna voulait se présenter comme président... au vue des relations de ce type... bref... époque de merde*

Après quelques heures à errer entre les plages dorées d’Ipanema et les avenues chics de Leblon, nous rencontrons Johanna, une Française installée à Rio depuis dix ans et passionnée du Brésil.

Avec elle, nous grimpons les Dois Irmãos, ces deux pains de sucre jumeaux qui veillent sur la baie.

La descente nous entraîne dans la favela de Vidigal, où Johanna a vécu un an.
Ici, malgré quelques regards armés *de vraies mitrillettes* croisés au détour d’une ruelle, elle nous rassure : Vidigal, pacifiée avant les Jeux Olympiques, est aujourd’hui l’un des quartiers les plus sûrs de la ville. La vie y grouille, entre fresques et habitants souriants. Parmi les bâtisses de fortune surgissent parfois de véritables havres rénovés pour les voyageurs.
Avec Johanna, loin de tout voyeurisme, c’est une immersion respectueuse et authentique. Nous recommandons chaudement cette visite avec Bonjour Rio. *j'ai été époustouflé par la vue et par l'apprentissage donné par Johanna*

Le lendemain, changement d’ambiance. Salomon nous prend en charge. À 7 heures du matin, il déborde déjà d’énergie, débit mitraillette et enthousiasme hors-norme pour une visite des incontournables de Rio.
Salva, clairement pas calibré pour ce genre d’épreuve matinale, s’effondre en PLS sur la banquette arrière, chaque mot de Salomon semblant l’enfoncer un peu plus dans la torpeur.*il m'a demandé si je dormais puis a supputé que les Belges ne parlaient pas français... je l'ai laissé croire que j'avais du mal avec la langue*

Heureusement, Rio veille : le Christ Rédempteur nous ouvre les bras avant de disparaître dans une mer de nuages.
La météo est capricieuse *je vous jure que vous allez dire que c'est moi qui râle sans cesse mais faites UN voyage avec Anthony, il se plaint non stop de la météo*, mais la magie opère : avions qui slaloment entre les collines du Pain de Sucre, fresques vibrantes de Santa Teresa, ruelles trempées où flotte encore l’âme bohème.
À défaut de flâner, nous profitons de la visite en voiture, la pluie rendant toute promenade héroïque.

Le soir venu, l’air se fait plus doux. À Botafogo, entre musique live et caïpirinhas, le Pain de Sucre émerge des nuages comme pour saluer la nuit.
Le lendemain, le soleil est enfin de retour.
Balade à vélo autour de la lagune, nous tentons d’éviter le torticolis à force de nous retourner devant chaque dieu grec croisé sur notre chemin.*my god est mon signal pour Anthony pour qu'il oriente son radar dans la même direction que le mien*

Puis rencontre avec Gabriel et Tarciso, deux Cariocas (un presque natif et un français carioca d’adoption) qui nous dévoilent un Rio secret :
d’abord la Ilha da Gigóia, un bout de jungle perdu dans la lagune, à quelques encablures de la ville.
Ici, crocodiles et oiseaux règnent en maître ; à Rio, la nature est toujours prête à reprendre ses droits.

À la nuit tombée, Lapa s’enflamme. Sous les arches blanches, la samba, le forró et les rires s’élèvent.
Et si Salva est allergique aux réveils matinaux, il est en revanche un véritable oiseau de nuit : emporté par l’ambiance électrique, il se laisse entraîner par Tarciso sur la piste de danse.
Quelques pas de forró, puis une initiation à la samba improvisée : Tarciso se laisse complètement emporté, le public hurle sur chaque chanson et Salva se laisse entraîner aux pas de samba aussi sous les shakers de Caiperinhas Cariocas. *bon, vous voyez... je peux être sympa... Le soir*

Ici, danser n’est pas une option : c’est une respiration. On ne refuse jamais une invitation, et on n’interrompt jamais une danse et elle peut se faire avec tout le monde: une personne âgée et une jeune, deux garçons, deux filles. Il n’y a pas de règle. Seule exigence: définir qui est meneur et qui est suiveur.
À Rio, la nuit ne dort jamais il parait que ça danse jusque 5h du matin, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier la légende mais ce qui est sûr c’est que Rio nous a littéralement conquis et elle mérite beaucoup plus que trois jours. Un dernier levé de soleil sur la plus célèbre plage du monde et nous voilà partis vers d’autres aventures *je ne l'ai pas vu..., vous vous en doutez*.
PS: pour l’expédition nocturne et sur la Ilha da Gigóia on recommande vraiment de le faire avec Gabriel et Tarciso, en plus d’être hyper attachants et sympa on découvre vraiment la ville et les habitudes des cariocas avec un local et c’est vraiment magique. Me contacter si vous êtes intéressés
